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Traitement de la paie, les News…

Quand dois-je remettre ses documents de sortie à mon salarié qui quitte l’entreprise ?

Jusqu’à présent, le code du travail ne précisait pas de délai, pour la remise des documents de sortie : solde de tout compte, certificat de travail et attestation France travail, aux salariés quittant l’entreprise, que ce soit pour licenciement ou pour démission… La Cour de cassation a tranché cette question le 3 septembre dernier, désormais, il faudra lui remettre ses papiers de sortie, le jour du départ. Le non-respect de ce délai, expose l’employeur, au versement de dommages et intérêts.


Que devient le logement de fonction lors de la rupture du contrat de travail ?

Le logement de fonction, accessoire au contrat de travail, constitue un avantage en nature fourni par l’employeur. En cas de rupture du contrat, la restitution du logement est obligatoire sans application des règles des baux d’habitation, comme le rappelle la jurisprudence (22 juin 2017 et 6 novembre 2025).
Pour l’employeur et le gestionnaire de paie, une rédaction claire et précise du contrat de travail est essentielle afin de sécuriser à la fois la restitution du logement et le traitement en paie de l’avantage en nature.

Pas d’ARE après une rupture conventionnelle ?

Le Premier ministre souhaite « augmenter la part de nos concitoyens qui travaillent ». Pour cela, une négociation sur l’assurance chômage pourrait être relancée dans les prochaines semaines. L’objectif global serait d’affiner « l’éligibilité à l’assurance chômage, la durée maximale d’indemnisation ». Un autre point de négociation avec les partenaires sociaux serait la modification des modalités d’indemnisation lors d’une rupture conventionnelle, le premier ministre pointant « beaucoup d’abus côté salarié comme du côté entreprise ». Ces nouvelles mesures sont prévues pour une application en 2026.

Mais aussi…

Un réforme du code tu travail à négocier à la rentrée, par les partenaire sociaux notamment sur les points suivants :

  • Recours aux CDD d’usage et contrats de chantier assoupli.
  • Ouvrir la possibilité d’une augmentation du temps de travail, notamment par la monétisation de la cinquième semaine de congés payés.
  • Freiner la progression du nombre d’arrêts de travail.
  • Abaisser les seuils d’effectif déclenchant l’élection de représentants du personnel.

Quelle est la nouvelle procédure de contrôle de l’URSSAF ?

Un décret du 26 décembre 2025 apporte plusieurs ajustements à la procédure de contrôle URSSAF, notamment concernant la charte du cotisant contrôlé, désormais publiée sur le BOSS et la lettre d’observation qui n’a plus à être signée par l’ensemble des inspecteurs. La pénalité pour abus de droit est également recentrée. Ces évolutions renforcent la nécessité, pour les employeurs et gestionnaires de paie, de maîtriser les règles applicables lors d’un contrôle URSSAF.


Changement dans des aides à l’embauche en contrat d’apprentissage.

À compter du 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti préparant un titre ou diplôme jusqu’au niveau baccalauréat (Bac+2 dans les Outre-mer) est recentrée sur les entreprises de moins de 250 salariés, avec un plafond fixé à 5 000 € pour la première année du contrat. Le montant est porté à 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap. Cette évolution vise à réduire le coût budgétaire du dispositif pour l’État. Les employeurs doivent donc anticiper l’impact sur le coût de l’emploi et adapter leurs stratégies de recrutement en apprentissage.


La contribution sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite, va-t-elle peser davantage sur les employeurs ?

La loi du financement de la sécurité sociale pour 2026 augmente le taux de la contribution patronale sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite, désormais fixé à 40% (30% en 2025). Cette contribution s’applique sur la part exonérée de cotisations sociales. Pour les employeurs, cette évolution entraîne un surcoût à anticiper pour les départs. Elle aurait pour but de décourager son utilisation pour réduire le coût de l’assurance-chômage et les régimes sociaux.


La réforme de la réduction générale des cotisations patronales tant attendue.

A partir de 2026, la réduction générale des cotisations patronales est remplacée par une formule unique dégressive, applicable jusqu’à 3 SMIC. Cette réforme simplifie le dispositif et concentre les allègements sur les bas et moyens salaires. Elle supprime les taux réduits jusqu’à ici sur certaines cotisations patronales : assurance-maladie et allocation familiale.
Nouvelle formule : T min + (T delta × [(1/2) × (3 × Smic annuel brut / rémunération annuelle brute − 1)] ^ P)
● T delta = en fonction du taux de la FNAL
● T min = 0.0200
● P = 1.75